vendredi 26 janvier 2007

Retour..

Aujourd’hui 26 janvier la Compagnie aleph est de retour de La Serena (500 km au nord de Santiago).
Nous avons répondu présent à l'invitation de l’Université de la Serena à venir jouer deux représentations au Théâtre municipal de cette ville côtière.
Donc,
mardi départ a 8h. du matin en bus Pulmann. 6 h. de, superbe panorama, décor, paysage et lumière plus tard nous avons été accueilli par le staff de l’université.

Les répétitions avec le contrebassiste remplaçant Christophe ont lieu dans la jolie Ecole de Musique. A 18h. le bus nous a emmené pour un tour(istique) de la ville. L’Université est trés présente partout… Le premier stop est pour admirer la vue impressionnante qu'on a sur toute la baie de Coquimbo et de la Serena depuis les terrasses du campus de la fac de science.
Puis nous "déambussons" dans la ville avec un membre de la fac qui nous explique gentiment l'historique de la création de la ville en 1548 (plus ancienne ville du Chili) ensuite nous admirons les églises, les marché et enfin un arrêt sur la surprenante plage de la Serena : a perte de vue du sable, des oiseaux, des chevaux des vagues immenses.
Ici la nature est très puissante, attention danger… Il y a une brume maritime qui voile les montagnes et l’horizon d’un tulle clair et donnent a l’ensemble une féerie particulière.
Nous partons manger a Coquimbo, la petite ville portière de l’autre coté de la baie. Ville de pirate ou parait t-il Francis Drake en personne y avait pris ses quartier. Et c’est peut être dans sa maison, sur le port, que nous nous arretons pour manger.
Une maison colorée a 3 étages avec des immenses pièces partout et une terrasse incroyable sur le toit. Une vue a 180 degrés sur le port et la ville a nos pieds pour prendre l’apéritif !
Le lendemain, matinée tranquille et départ pour le théâtre municipal, de ce genre de théâtre ou l’on imagine Sarah Bernarhd chanter au début du siècle.
Le public de la première représentation de 18h. est composé de gens qui n’ont jamais vu de théâtre et encore moins de spectacle français. A la fin de la représentation : quel accueil ! Quelle générosité et quelle reconnaissance dans tous ces regards brillants…
A 21 h représentation pour les financeurs les gens de l’université et les « élites » de la ville. Même accueil, même gentillesse. Le théâtre ne fait pas la différence, les émotions sont les mêmes pour tout le monde…
Et tout le monde est enchanté ; la mission est réussie au delà de nos espérances… Nous reviendrons c’est sur. Car il nous reste un seul regret : si peu de temps pour découvrir et profiter.
Surtout, de monter vers la cordillère dans cette si incroyable Vallée de l’Elqui : un monde minéral chargé d’énergie par les cristaux de roches…
Une autre fois !














lundi 22 janvier 2007

Hier soir 21 janvier c’était la dernière représentation a l’Aldea et donc a Santiago. Mardi départ pour la Serena…
Le coucher de soleil sur la ville a été tout simplement extraordinaire et c’était comme si les dieux du ciel nous manifestait leur approbation pour cette soirée…A 21h. la file d’attente au uichet dépassait toutes nos attente. Cette représentation, la quatrième sur la scène de l’Aldea a été enflammée et nous en avons profité jusqu’au bout avec notre ami Christophe le contrebassiste qui doit quitter le Chili un peu plus tôt pour des raisons familiales.
La représentation a été suivi d’un repas organisé par l’équipe de la corporation, et la soirée s’est terminée tard dans la nuit.






samedi 20 janvier 2007

Jeudi 18, La compagnie a pris ses quartiers au théâtre de la Corporation Aldea del encuentro a la Reina sur le flan est de santiago. Situé en hauteur au numéro 9057 de l’avenue Larrain ce complexe culturel est marqué par une architecture résolument moderniste. L’ensemble est réalisé en béton brut et a la forme d’un cirque romain. La rotonde est fendue d’une brèche ouvrant sur le couchant. Dans l’arène centrale une grande plateforme gazonnée rafraîchit l’ensemble. Dans les bâtiments différentes salles permettent aux habitants du quartier de venir participer a des activités culturelles. Un bar restaurant avec une salle de concert, des bureaux et enfin la salle de spectacle complète l’édifice.
Le public de Tempo rubato nous a suivi ici et de nouveau c’est l’ambiance alephienne qui va faire vivre ce lieu pendant quatre jours. D’ores et déjà une fête est organisée dimanche soir après la représentation. Où va la musique lorsqu’elle s’arrête ? Je soupçonne certains d’avoir des bribes de réponse !





jeudi 18 janvier 2007

Hier mardi, représentation exceptionnelle a Villa Grimaldi ancien centre clandestin de détention, torture et extermination de la DINA (police politique de la dictature)
Ici dans cette ancienne villa bourgeoise des faubourgs de Santiago ont été sans aucun doute vécues parmi les heures les plus sombres de l’époque pinochetiste. Actuellement transformé en mémorial ce lieu est désormais appelé « Parc pour la Paix »
Enchanteur et enchanté par les âmes des corps disparus, il règne dans cet endroit un calme proustien. Et pourtant…
Après avoir installé les décors dans le « Teatro por la Vida » en plein air mais recouvert d’un gigantesque chapiteau, le doyen des lieu ancien détenu a proposé a la Compagnie un tour explicatif sur les agissements et fonctionnement du centre Villa Grimaldi.
A 19 h. la représentation a débuté, quelques deux cent personnes étaient présente. Une allégresse ponctué par le souvenir respectueux de la tragédie a résonné dans ce lieu désormais sacré. Les enfants jouaient autour. Le public riait et les âmes des « Detenidos Desaparecidos » se sont repues de musique et de théâtre…
Que vive la vie !
http://www.villagrimaldicorp.cl/










mardi 16 janvier 2007

Aujourd'hui 15 janvier Lancement du livre de Luis Pradenas sur le théâtre chilien, à la Bibliothèque Nationale du Chili

Sous les auspices de l’Ambassade du Chili en France, à la salle América de la Bibliothèque Nationale du Chili a eu lieu le lancement officiel du livre : Teatro en Chile. Huellas y trayectorias. Siglos XVI-XX, de Luis Pradenas, anthropologue et musicien, membre de la Compagnie Aleph.
Résultat d’années de recherche universitaire ce travail de Luis Pradenas eut une première édition en France (L’Harmattan, 2002), commentée par la critique spécialisée dans les plus importantes publications sur le théâtre Hispano-américain - American Theatre Review (University of Kansas, U.S.A.), Conjunto (Casa de las Américas, La Habana-Cuba), Primer Acto (Madrid-España), Gestos (University of California, U.S.A.), Théâtre/Public (Paris-France) – en soulignant son caractère remarquable de synthèse très réussie du théâtre chilien, depuis ses antécédents coloniaux jusqu’à la fin du XXe siècle, et d’ouvrage de référence aussi bien pour les chercheurs, historiens de la littérature que pour les praticiens et les amateurs du théâtre.
Les discours informels mais puissant du comédien Hector Noguera, du philosophe Christian Villa et de quelques uns des membres fondateurs du Théâtre aleph ont été remarqué.
La cérémonie a été agrementée avec l'interprétation de quelques chansons par la Compagnie Aleph et quelques amis musiciens qui ont joués notamment un thème de Victor jarra le grand musicien assassiné par la junte.










dimanche 14 janvier 2007

Aujourd'hui dimanche 14
C'est la dernière au Teatro Camino... Aye que emocion ! tant d'heures passées ici, tant de sourires généreux, de conversations animées dans le paseo du théâtre, tant de textes répétés en espagnol, tant de respirations communes dans les coulisses, de maquillage de costumes de décors.
Aujourd'hui les rivières souterraines ont conflué miraculeusement et beaucoup de monde s'est rencontré pour tout le bohneur du monde. Pierre Barouh ami de toujours, compositeur et auteur de nombreuses chansons de l'Aleph, Robert Comellas et Daniel Coeur Joly les deux joyeux compères des action de prévention santé que la compagnie réalise en france, Hector Noguera simple et chaleureux "gran maestro" du teatre camino, les fondateurs du théâtre aleph ici au Chili : Alfredo Cifuentes, Sergio Bravo, Richie Vallejo et les autres... tous les autres... tous réunis pour une jolie photo et surtout pour vivre encore une fois une soirée inoubliable a partager avec vous !

Samedi 13 aujourd’hui petite visite sur le cerro san cristobal le plus grand par metropolitain du monde situé sur une montagne en plein centre ville. Dominant le rio mapocho et le quartier central, on y aperçoit depuis son sommet un panorama epoustouflant : quasiment toute la plaine de santiago ! On y accède par téléphérique, funiculaire ou par une petite route bordée d’eucalyptus. Une ballade vraiment a ne pas manquer.
Le soir retour pour les répétitions au Camino puis la représentation du samedi. Le public monté ce soir là jusqu'à la communauté écologique en a redemandé…